Atmosphère

Au milieu du XVIIIe siècle, lors de l'observation du transit de Vénus de 1761, l'astronome M. V. Lomonossov (portrait) a rapporté la présence d'un halo qu'il a attribué à l'existence d'une atmosphère autour de Vénus.

Since the 19th century, when the phase and the angular size of the planet permitted observations, dark spots or marks, generally in the equatorial region of the crescent, have been drawn and later photographed.

It was in 1932 that CO2 was identified for the first time by observation of absorption bands in the near infra-red, around 0.8 mm, in the reflected solar spectrum, by Adams and Dunham.

Constituents other than CO2 (CO, HCl, HF) were discovered with the instrumental techniques developed after the Second World War, including spectroscopy in the infra-red, but it was only in 1967, with the descent module of the Soviet probe Venera-4, that the concentrations of these constituents were measured in-situ for the first time.

M.V. Lomonosov. Portrait by M.S. Miropolsky

Le dioxyde de carbone (CO2, 96,5 %) et l'azote (N2, 3,5%) représentent à eux seuls plus de 99,9% de la composition. L'analyse par chromatographie en phase gazeuse, à partir de la mission automatique Venera-11 (1978), a révélé de nouveaux constituants moléculaires minoritaires tels que H2, O2, Kr, H2O, H2S et COS.

Composition chimique de l’atmosphère de Vénus

La présence de dioxyde de soufre (SO2) est établie en 1979 par l'observation à moyenne résolution spectrale dans le proche ultraviolet depuis la Terre. Bien qu'en faibles quantités, ce gaz très réactif est un élément essentiel de la chimie de l'atmosphère de Vénus.

De la vapeur d'eau a été détectée en extrêmement faibles quantités (environ 30 parties par million ou ppm, 1 ppm = 0,001 %), ce qui fait de Vénus la planète la plus sèche du système solaire. Les rapports de mélange de CO, H2O et SO2 varient de manière importante avec l'altitude et traduisent les réactions d'équilibre chimique entre les différents constituants.

La troposphère de Vénus ne reçoit pas de lumière solaire aux longueurs d’onde inférieures à 400 nanomètres, l’ultraviolet étant absorbé par SO2 et les aérosols dans la couche nuageuse. Même dans le visible, seulement 5% de la lumière solaire atteint le sol. Ce fait constitue une différence essentielle entre l’atmosphère de Vénus et les atmosphères de la Terre et de Mars, quasi transparentes au rayonnement solaire.

Le flux ultraviolet ne pénétrant pas dans la troposphère, les processus photochimiques y jouent un rôle secondaire. La seule exception notable est la photodissociation de S3, qui se traduit par l’absorption troposphérique du flux solaire entre 400 et 500 nanomètres.

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